12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 20:54

L'entreprise "SOS JARDIN d'ABEILLES" est une société agrée en vue de la désinsectisation, dératisation, désinfection et dépigeonnage. 

 Une convention a été établie entre le Groupement de Défense Sanitaire Apicole de l'Hérault et  la Société "SOS Jardin d'abeille" en vue notamment d'intervenir sur les nids de frelons asiatiques.

Cette convention prévoit l'intervention sur site du technicien.

L'intervention avec facturation de 50,00 € HT  est réservée exclusivement aux adhérents du syndicat "L'abeille Héraultaise" ou du "Groupement de Défense Sanitaire Apicole de l'Hérault."

 

 

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Frelons, destruction de nid et autre...
Frelons, destruction de nid et autre...
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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 14:07

Plusieurs appels nous parviennent concernant la découverte du frelon vespa vélutina.

De nouveaux secteurs de notre départemnt sont envahis par ce prédateur de nos abeilles. 

Que faire en présence de frelons devant nos ruches ? Pas de réponse aujourd'hui sinon le changement d'emplacement de ruches en espérant que le nouvel endroit ne sera pas lui aussi visité par le frelon.

Pour ce qui concerne la découverte de nids de frelons, l'intervention de spécialiste pour la destruction de ce nid est fortement recommandée. Mais cette intervention a un certain cout. Le SDIS (pompiers) devraient intervenir lorsqu'il y a danger pour la population. Mais sont-ils formés pour cette intervention et veulent-ils intervenir ?

Qoique disent certains,Les apiculteurs sont vraiment concernés par ce problème de frelon, mais il n'ont pas les capacités d'intervenir sur les nids. La solution permettant de faire baisser la pression de ce nuisible pour les abeilles etant le piègeage. Encore faut-il intervenir au bon moment, c'est à dire au début du printemps. Mais à ce moment là, ils ne sont que peu visibles et l'on se dit que l'on est pas concerné... après, c'est trop tard !!!

      Quoiqu'il en soit, le frelon est bien présent et est un sérieux problème pour notre apiculture. Il semble malheureusement qu'il faille faire avec.....

Ci-dessous un frelon en vol stationnaire devant une ruche qui attend la retour des abeilles. (Secteur de Caux Pezenas-26 aout 2013)

Ce secteur est nouvellement envahi.

 

Ci-dessous photo de frelon asiatique (orangé) et européen (jaune)

Vespa-Velutina-20130826_180632.jpg

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 08:08

VV1Les pièges à frelons sont enfin disponibles.

vous pouvez les trouver  pour le prix de 1 € chez:

Christian Pons Mas de Pagnol 34660 Cournonsec 04 67 85 09 42

Manibal Francis Chemin de La Jasse de Pierre 34480 Laurens 04 67 98 52 35

Bonnaud Michel La Fleurette Zone du Patus 34730 Saint Vincent de Barbeyrargues 06 88 14 61 33

 

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 16:31

 

CONSEILS DE LUTTE

 

Tableau des périodes de piégeage

 

Si Vespa velutina nigrithorax progresse rapidement, ce n’est pas vraiment le cas des stratégies de lutte. Après avoir colonisé plus de la moitié de notre territoire national, il s’est implanté dans trois pays voisins – Belgique, Espagne et Suisse. Les plans de lutte au niveau national sont inexistants. Pourtant, l’expérience de terrain montre qu’il est possible de limiter sa présence à un seuil tolérable.

Le laisser-faire, trop souvent préconisé, se montre catastrophique. L’équilibre annoncé s’établit souvent à un niveau de seuil incompatible avec la survie de l’abeille et probablement de nombreuses espèces auxiliaires ( jusqu’à 70 – 80 nids sur une petite agglomération ).

Mal compris, le piégeage de printemps est injustement accusé de ne pas être suffisamment efficace et de porter atteinte à la biodiversité. Sur le terrain, bien conduit, il se révèle le meilleur moyen actuel de contrôler les populations. Il est efficace, écologique, sans insecticide, facile à mettre en oeuvre. Les captures des autres espèces sont à relativiser et la comparaison avec le massacre de fin d’été est largement en faveur de l’action. C’est un aspect qu’il faut améliorer.

Nous devons respecter quelques règles :

- pertinences des zones

- respects des dates

- choix des pièges et appâts

- emplacements.

L’idéal serait la mise en place d’un plan de piégeage concerté basé sur un réseau de piégeurs formés. C’est l’action qui avait été mis en oeuvre en Dordogne, l’année 2008. Seule année de régression de la colonisation.

1) Les zones :

Il faut distinguer les zones Contaminées : le piégeage doit être pratiqué ; En phase de colonisation : le piégeage doit être ciblé et limité aux proximités des nids et aux endroits les plus propices (ruchers…) dans un rayon de 50 km ; Zones non exposées : le piégeage est inutile et contre productif.

2) Respects des dates (Voir tableau des phases de piégeage)

Début d’hiver, il est à proscrire. L’efficacité est nulle et l’impact sur les autres espèces peut être sensible. C’est la période de diminution des populations des insectes .

Fin d’hiver (premières fleurs, saules, noisetier), les fondatrices peuvent se manifester à proximité des lieux d’hivernage. Très important pour empêcher la dissémination, le piégeage doit se limiter à la proximité ( 500 m ) des anciens nids. Printemps (de la floraison des pruniers et arrivée des hirondelles, jusqu’à la floraison des châtaigniers ) Pendant cette phase, les fondatrices sont seules et vulnérables. L’objectif est de limiter

la dissémination et l’implantation de nids en capturant les fondatrices au fur et à mesure de leur arrivée. Le mythe de la nécessaire concurrence est infondé. Il n’est pas exceptionnel d’observer plusieurs nids de V.velutina à quelques dizaines de mètres, parfois en présence d’un nid de V. crabro.

En cas de concurrence importante, les fondatrices chassées migreront en contribuant ainsi à la dissémination. Souvent plus petites, s’implantant tardivement, leurs nids sont plus discrets mais produiront de futures reproductrices. Pour limiter ce phénomène, il faut poursuivre le piégeage durant toute la période solitaire des fondatrices, c'est-à-dire la fin mai -- mi juin, soit environ la floraison des châtaigners.

Les quelques survivantes, formeront de petits nids. Il est fort probable possible que nous accélèreront une sélection vers un frelon plus tardif et moins prédateur. A cette période, les captures involontaires ont peu d’influence sur le développement des espèces dont la dynamique est en pleine explosion. La nature ayant prévu l’arrivée des oiseaux insectivores. Il faut 15 à 20 pièges pour l’équivalent d’une seule mésange charbonnière en train d’élever sa couvée.

Le cas des vespidés et particulièrement des frelons européen est plus délicat. Cependant, les spécialistes français de cette espèce indiquent qu’aucune campagne de piégeage des frelons européens n’a réussit à diminuer de façon sensible les populations (étude des années 60).

Ceci est explicable par la saison très décalée de construction des nids de ces espèces. Les températures extérieures limitent les besoins énergétiques et donc l’appétence des appâts sucrés. C’est aussi la période de repérage possible des nids primaires qui sont souvent localisés dans les bâtiments ou les avants toits. Ils doivent être éliminés avant la construction des nids secondaires et la migration de la colonie.

Eté. Les besoins énergétiques des VV diminuent (absence de chauffage). Le piégeage est très difficile alors que la prédation s’accroit s’il existe des nids à proximité. C’est le début de la période de fécondation des futures reproductrices. La destruction des nids est essentielle mais reste limitée par la difficulté de repérage.

Automne. Avec les premières nuits froides le piégeage redémarre. L’objectif sera de limiter la prédation et de capturer éventuellement de futures fondatrices. L’utilité de la destruction des nids diminuent progressivement.

3) Appâts et pièges

Les pièges bricolés contribuent à la diminution de la pression mais leur efficacité reste limitée. Les pièges du commerce ( cloche ou japonais ) s’avèrent nettement plus performants et sont à privilégier.

Les appâts varient suivant la saison :

- Au printemps, les meilleures recettes sont :

o Le panaché

o Le panaché avec du sirop de fruit ( cassis, pomme, pêche, menthe ..)

o La recette bordelaise : vin blanc + bière + sirop de cassis ou de framboise

NB : Il peut se révéler utile de varier pour plaire à tous ces frelons.

NB2 : Ne pas vider les pièges mais les écrémer avec une fourchette. On peut écraser un ou deux frelons, leur odeur stimule les captures. Et compléter avec de la limonade. Il doivent être visités régulièrement pour éviter l’élevage de mouches.

- En été, le piégeage se révèle difficile. Les appâts sucrés ne sont plus attractifs. Prévoir des sardines fraiches ou autres poissons. La maintenance est difficile.

- Automne. Avec l’arrivée des premières nuits froides, les appâts sucrés redeviennent attractifs. Il est important d’empêcher la pénétration dans les ruches en plaçant les grilles d’entrée. Les appâts peuvent être à base de sirop de nourrissement et de miel puissamment parfumé (bruyère, châtaignier…). Pour éviter les captures d’abeilles nous devons rajouter un alcool (pineau, porto, muscat…) ou placer les pièges sur le coté ou l’arrière des ruches attaquées.

4) Emplacements

Les lieux les plus favorables sont :

- La proximité des anciens nids ;

- Les passages à essaims ;

- Les ruchers (odeurs de miel), les emplacements de transhumance, stockage des hausses ;

- Les tas de composts ménagers contenant des épluchures de fruits (odeurs de fruits mûrs) ;

- Les déchetteries ;

- Les lieux de stockage des emballages de fruits et légumes des magasins et épiceries ;

- Les arbres et arbustes mellifères en fleurs (pour le nectar des fleurs ou les abeilles en train de butiner. Les fondatrices éventrent leur proie pour longuement prélever des substances dans l’abdomen. Il est probable que le contenu du jabot soit l’objectif de la chasse. Ne pas hésiter à déplacer les pièges en fonction de la floraison.

Les frelons seront attirés de loin par les effluves de miel ou de fruits mûrs dégagées par tous ces emplacements. Une fois sur place, les chances de se faire piéger sont sensiblement améliorées.

La hauteur doit être comprise entre 0.5 et 1.50 m. Le matin au soleil et l’après midi plutôt à l’ombre. Il n’est pas inutile de placer plusieurs pièges au même endroit.

Dans les secteurs fortement infestés, l’assainissement pouvant atteindre un rayon de 800m ne permet pas de préserver les ruchers de la prédation au-delà de la fin de l’été. Il est prudent de prévoir une « ceinture » de protection en posant des pièges sur 5-6 emplacements répartis sur un cercle d’un km environ autour du rucher.

 

Richard Legrand

 

Le 15 mars 2012,

 Tableau des périodes de piégeage

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 15:39

Le frelon asiatique, Vespa velutina, poursuit son expansion dans l’Hérault et a atteint les contreforts des Causses. Dans les ruchers de la région de Lodève, notamment sur la commune de Soubès, on attrape dans les pièges distribués par le syndicat, une dizaine d’individus par semaine. On peut observer tous les jours la chasse caractéristique du prédateur qui consiste, en tournant le dos à la ruche, en un vol stationnaire devant la planche d’envol comme un hélicoptère qui hélitreuille, suivi de la capture très rapide de la proie. Les gardiennes ont peur et sont rassemblées sur la planche vol, les butineuses qui sortent hésitent à partir, puis s’envolent en esquivant le frelon qui leur tourne le dos. Par contre les butineuses qui rentrent sont les cibles privilégiées du prédateur. Elles savent assez souvent l’éviter, mais finalement une d’entre elles (une sur 10 environ) se fait capturée ce qui ne prend finalement pas plus de 5 min au frelon pour aboutir à ses fins. Ensuite le prédateur s’envole avec sa proie sur une branche voisine, découpe l’abdomen et repart avec le thorax de la victime. Un nid a été découvert dans le village même de Soubès, construit sous l’auvent du balcon d’une maison non occupée et mise à la vente. Le futur acquéreur a alerté la mairie car il veut bien acheter la maison, mais pas les frelons…

 Ci dessous une vidéo du nid et quelques photos.

 

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 21:10

Grace à l'intervention de la Fédération Apicole du Languedoc Roussilon auprès du Conseil Régional, il est possible de se procurer des pièges à frelon à un prix très modique.

En effet, il est proposé aux apiculteurs d'acquérir ces pièges au prix unitaire de 1 €.

Ces pièges sont disponibles  chez:

-Christian Pons Mas de Pagnol 34660 Cournonsec.

-Francis Manibal Chemin de la Jeanne de Pierre  34480 Laurens.

-Michel Bonnaud La Fleurette Zone du Patus 34730 Saint Vincent de Barbeyrargues


Voici des photos du piège qui semble assez bien fonctionner. Etant transparent, le frelon tente de s'envoler mais bute contre la paroie et se noie dans le liquide appat.

piege2 piege1 piege3

Recette pour l'appat:

  • bière (plutôt les brunes !),  verre de verre blanc, 1 cuillère à café de sirop de cassis ou de fraise.
  • ou bien jus de cire bien noire sucré avec bière.
  • ou toute recette de votre imagination....

En tous cas appat sucré et légèrement alcoolisé (Les abeilles ne semblent pas apprécier l'alcool).

Il semble que les pièges soient plus efficaces une fois que quelques frelons aient été pris. Vider les pièges, ne pas nettoyer et les remettre en place vides. Les phéromones laissés sur le piège semblent avoir un effet plus attractif que le sirop lui-même.

Voir le lien suivant:GDSA Charente maritime


frelonponte.jpg Les apiculteurs sont invités à placer des pièges dès maintenant pour capturer les futures reines fécondées en automne.

Pourquoi pieger maintenant ? Entre mi-février et mi-avril, les reines fondatrices sortent de leur hibernation pour construire leur nid et y pondre. Un nid correspond à au moins 15.000 frelons ! Il convient donc de les piéger lors de cette période, « après, cela n'a plus grande utilité »

Frelon-Asiatique_zoom.jpg

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 17:45

Jusqu’à présent nous avons répertorié 22 sortes de frelons dans la nature et le commun des mortels pensait que le « Vespa crabro » ou frelon Européen, classe des insectes de l’ordre des hyménoptères de la famille des vespidés, ressemblant à notre guêpe « vespa vulgaris » mais dont la taille atteint 3,5 cm ; était sans aucun  doute, le plus redoutable prédateur des abeilles.

frelon-asiatique-copie-1.jpgVespa crabro et vespa orientalis ont été décrits en 1758 et 1771 par Carl Linnaeus né le 23 mai 1707 à Rashult (Suède) botaniste, zoologiste et médecin notamment du Roi qui l’anoblira en 1761 et qui deviendra Carl Von Linné.

En 1836 Amédée Louis Michel Lepeletier Comte de Saint Fargeau (Yonne), entomologiste né le 9 octobre 1770 à Paris et mort le 23 août 1845 à Saint Germain en Laye (Seine et Oise), décrit vespa velutina à partir de prélèvements de spécimens effectués sur l’Ile de Java (Indonésie).

Vespa velutina originaire de chine, d’Inde, des montagnes d’Indonésie et de l’Ile de Java est arrivé accidentellement sur le sol français en 2004. La ou les fondatrices auraient été importées dans des poteries chinoises livrées à un horticulteur du département du Lot et Garonne.

Ce frelon est le seul vespidé à posséder une robe aussi foncée d’un brun velouté. Les adultes sont brun noir, ont des pattes brunes et jaunes à leur extrémité. C’est ce qui les fait parfois désigner « frelons à pattes jaunes ». Dans le nid on relève trois castes de dimensions différentes. La reine dite « fondatrice » mesure entre 25 et 30 mm, les ouvrières 25 mm et les mâles 28 mm environs. Vespa crabro est beaucoup plus coloré avec des teintes rouge et jaune.

Toutefois ont a remarqué que les premières naissances de frelons asiatiques de l’année donnaient des individus plus petits.

Le nid de vespa velutina ne peut passer inaperçu étant donné que de forme sphérique il peut être de 80 centimètres de diamètre et de 100 centimètres de hauteur. Il est confectionné de papier mâché comme chez tous les vespidés, et peut se trouver à n’importe quel endroit (dans les greniers, les granges, accroché à du mobilier urbain, dans les arbres et souvent à plusieurs mètres de hauteur, etc.).

Ce nid est composé de 5 à 6 épaisseur de feuille de papier mâché, espacées par un vide de 5 à 10 millimètres environ. Son épaisseur est en moyenne de 45 millimètres. Il ne dispose que d’une seule entrée de 15 millimètres protégée par une sorte de auvent en papier mâché ; située à mi-hauteur du nid pour les colonies les plus âgées et en dessous pour les jeunes colonies. Ce genre de nid grossit de 4 à 6 centimètres par semaine. En fin d’année vers les mois d’octobre – novembre, le nid comprend 6 à 7 étages. Le diamètre des gâteaux que forment les étages est de 23 à 29 centimètres. On compte de 17.000 à 19.000 cellules (ou alvéoles) par nid.

Un nid abrite en moyenne 2.000 frelons dont 150 fondatrices en puissance qui peuvent nidifier lorsqu’elles sont fécondées. Les femelles sexuées (reproductrices) sont fécondées par les mâles en vol puis au sol, contrairement à l’abeille, qui elle est fécondée par plusieurs mâles uniquement dans les airs (15 ou 20 mètres du sol)

A la fin de l’automne les mâles et les ouvrières meurent et les reines (fondatrices) vont nicher seules dans des cavités (murs, tas de pierres, entre l’écorce des arbres, etc.). Le nid abandonné n’est jamais réoccupé. Chaque fondatrice refait un nid qui va s’élargir au fur et à mesure des naissances.

Le cycle biologique de vespa velutina  est le suivant :

- février : sortie d’hibernation des fondatrices ;

- mars - avril : création d’un nid embryon

- mai : développement des premières ouvrières.

- octobre à novembre : Emergence des générations sexuées.

- décembre : mort de la colonie et hibernation de femelles fécondées = fondatrices de l’année suivante.

La durée de vie du frelon asiatique serait de 30 jours en période estivale et de 55 jours lorsque le printemps est chaud. Une fondatrice a une espérance de vie d’un an contrairement à l’abeille chez qui la reine peut vivre jusqu’à 5 ans.

 

Ce qui inquiète ce n’est pas que ce frelon soit agressif envers l’homme. A 4 ou 5 mètres de son nid, il ne vient pas agresser. De toute manière, sa piqûre ne serait semble-t-il pas plus grave que celle du frelon crabro. Seul le nombre de piqûres et l’allergie au venin possible du sujet, compte.

Certains auteurs avancent que pour équivaloir une piqûre de crabro (qui peut se révéler dangereuse pour la victime), il faut 35 piqûres de guêpes ou 125 piqûres d’abeilles.

Le régime alimentaire du frelon c’est 80% des abeilles en zone urbaine et de 50% en zone rurale. Ensuite l’alimentation se compose de papillons, de libellules, de mouches, d’araignées et chenilles puis en fin de saison, de fruits mûrs.

Trois à cinq frelons asiatiques devant une ruche, et la production apicole est perturbée. Au-delà de cinq frelons devant la ruche et c’est l’arrêt de toute activité. C’est ainsi que la désintégration des ruches a lieu en plusieurs étapes.

Quand il réussit à pénétrer dans la ruche, le frelon se livre au pillage. Il commence par les larves puis s’en prend ensuite au miel. Ce qui a pour conséquence l’arrêt de la ponte de la reine, donc d’une diminution d’ouvrières puis leur vieillissement, et un manque de nourriture conduisant à une mortalité prématurée.

Il faut 15 à 20 abeilles pour combattre un frelon et le combat est de trois à cinq minutes pour vaincre.

A part les pics verts, les geais qui pillent les nids désertés en hiver et les mésanges qui viennent manger les dernières larves, on ne connaît pas de prédateurs à ce frelon.

La filière apicole tente depuis 2008 une campagne de piégeage des fondatrices et savent que les reines sont vulnérables de février à juin. Mais quelle est la solution qu’ils vont devoir adopter et poursuivre ? Arriveront-ils à se débarrasser de ce fléau qui vient s’ajouter à tous les autres ?

Présentement, il est conseillé aux apiculteurs de tenter des actions de protection de leurs ruches, en réduisant les entrées à 5,5 millimètres ; de maintenir les herbes hautes devant les entrées de ruches ; d’éviter d’exposer les cadres à lécher après leur extraction ; etc.

De plus, le piégeage de ce redoutable frelon, devrait être effectué non pas par quelques apiculteurs isolés, mais par l’ensemble des apiculteurs répartis sur le territoire national et à une période donnée.

Mais pour le moment on ne sait pas vraiment comment s’y prendre pour détruire les fondatrices et le frelon prolifère à grande vitesse. Certains parlent d’injecter par l’entrée des nids, à l’aide d’une longue perche munie d’un tuyau au bout duquel on a disposé une seringue par laquelle on injecte du SO² (anhydride sulfureux ou dioxyde de soufre). Ensuite on accroche plusieurs pièges composés d’une bouteille plastique (d’eau) laquelle a été coupée au trois quart afin de pouvoir retourner le goulot (en entonnoir) pour permettre au frelon d’entrer pour s’abreuver de bière fortement sucrée ou  vermouth etc. que l’on aura mis en fond et sur laquelle flotte un morceau de polystyrène de forme arrondie et d’un diamètre sensiblement égale à celui du récipient sur lequel on aura mis plusieurs frelons tombés sur la bâche que l’on aura déposée sur le sol avant de s’attaquer au nid .

Si le frelon ne rencontre pas de difficulté à s’introduire dans le piège, il est incapable d’en ressortir.

Seules les reines qui capturent les abeilles ont un nid. Celles qui ne sont pas fécondées volent au dessus des pièges. Pour capturer celles qui font du sur place devant les ruches, il suffit de s’armer d’un filet à papillon, d’une petite épuisette d’enfant, etc. Une fois capturés les frelons animeront les pièges que nous aurons confectionnés. Leur présence attirera d’autres frelons qui malgré eux se seront constitués prisonniers.

Le piégeage est à l’heure actuelle la seule solution, étant donné que l’emploi d’insecticides, représenterait un danger pour les oiseaux, les autres insectes, etc.

Mais le temps presse, et il serait souhaitable que les Pouvoirs Publics s’emparent de ce problème.

 

 

Pierre FRIAND

 Responsable pédagogique

du Rucher école de l’abeille Héraultaise en Agde

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 21:11

Le site ONEM référence les endroits ou l'on a constaté et vérifié la présence du frelon asiatique.
Si vous constatez la présence du frelon près de vos ruches ou rucher, vous devez en premier lieu le signaler à votre spécialiste apicole, ou si vous le souhaitez, joindre les membres du groupe de travail. Vos observations et suggestions seront prises en compte, et traitées avec la plus grande attention.
 Pour l’instant, nous orientons nos efforts vers le renseignement et l’observation par les apiculteurs eux mêmes, mais dans un second temps, nous étendrons notre champ d’action en ralliant d’autres acteurs à notre cause.

 

Groupe de travail :     Jean louis PEREZ   (Abeille Héraultaise)   06 08 28 26 76

                                   Michel MAHMOUD (Abeille Héraultaise)  06 28 05 80 60

                                   Michel BONNAU    (GDSA 34)                  06 88 14 61 33

                                  Christian OLIVE      (GDSA 34)                  06 80 13 47 13

 

Comment saisir vos données et les transmettre sur le site ONEM: 

Cliquer sur l'image pour etre dirigé sur le site ONEM

Vers le site ONEM 

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 18:29

Le frelon





Nid de frelons



FRELON D'ASIE à MOURENX (Pyrénées Atlantiques)


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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 22:38

Présentation
vv3
V
espa velutina
est un frelon invasif d’origine asiatique dont la présence en France a été signalée pour la première fois dans le Lot-et-Garonne par Haxaire et al. (2006). Les individus acclimatés en France appartiennent à la variété nigrithorax, dont la coloration est à dominante brune. Ils sont issus de femelles fondatrices qui auraient pu avoir été introduites avec des poteries importées de Chine par un horticulteur du Lot-et-Garonne. Ce dernier a en effet remarqué la présence du frelon autour de sa propriété dès 2004. L’insecte s’est depuis largement répandu dans une grande partie du sud-ouest de la France (Villemant et al., 2006).

Le genre Vespa comprend 23 espèces qui toutes vivent dans la région asiatique (Asie centrale et Asie du Sud-est). Seules quelques unes atteignent les Philippines ou la Nouvelle-Guinée. Jusqu’ici, deux espèces seulement ont une aire de répartition qui s’étend de l’Asie à l’Europe : le Frelon d’Europe Vespa crabro Linnaeus, 1758 et le Frelon oriental Vespa orientalis Linnaeus, 1771 (Matsuura & Yamane, 1990). Mais, alors que V. crabro se rencontre dans toute l’Europe, la distribution de V. orientalis s’arrête à la Bulgarie, la Grèce et l’Italie. Ce dernier est par contre la seule espèce de Frelon présente en Afrique du Nord (Carpenter & Kojima, 1997).

Vespa velutina est le seul frelon introduit accidentellement en Europe. L’espèce a été décrite par Lepeletier en 1836 à partir de spécimens collectés dans l’île de Java (Indonésie). Sa coloration est extrêmement variable : on distingue 7 sous-espèces et 6 variétés, dont la variété nigrithorax qui a été décrite de Darjdiling (Inde) en 1905 par du Buysson (Carpenter & Kojima, 1997

Principaux caracteres

VV2

Le Frelon Le Frelon asiatique est très facile à reconnaître car c’est la seule guêpe en Europe à posséder une livrée aussi foncée : les adultes sont brun noir et apparaissent, de loin, comme des taches sombres sur le nid. La variété V. velutina nigrithorax possède un thorax entièrement brun noir velouté et des segments abdominaux bruns, bordés d’une fine bande jaune. Seul le 4e segment de l’abdomen est presque entièrement jaune orangé. La tête est noire, la face jaune orangé, les pattes brunes à l'extrémité.  Ce frelon est impossible à confondre avec le Frelon d’Europe, Vespa crabro . Mesurant environ 3 cm de long, il est un peu plus petit que ce dernier. La différence est particulièrement nette chez les reines, dont la taille atteint au plus 3,5 cm chez V. velutina et 4 cm chez V. crabro (Villemant et al., 2006).
Le Frelon asiatique, qui mesure environ 3 cm de long est aussi un peu plus petit que le Frelon d’Europe. La différence est particulièrement marquée pour les reines, dont la taille atteint au plus 3,5 cm chez V. velutina alors qu’elle peut dépasser 4 cm chez V. crabro.

Confusions possibles

Le Frelon d’Europe, Vespa crabro Linnaeus, 1758, est plus grand et se distingue par son corps taché de roux, de noir et de jaune. Son abdomen est jaune rayé de noir. Le nid, toujours ouvert vers le bas, est généralement construit dans un tronc creux ou sous un abri, parfois dans le sol, mais jamais en haut des grands arbres.
Vcrabo    

La Scolie à front jaune, Megascolia maculata flavifrons Fabricius, 1775, a un corps noir très épineux, et des taches jaunes sur l’abdomen. La femelle, qui peut dépasser 4 cm, a la tête jaune. Le mâle, plus petit, a la tête noire et des antennes plus longues. On voit les adultes butiner au printemps sur les fleurs. La femelle s’enfonce dans le sol pour pondre sur les larves de hanneton dont ses larves se nourrissent.
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Nids

Comme, le frelon d’Europe, Vespa velutina construit un volumineux nid de papier mâché, composé de plusieurs galettes de cellules entourées d’une enveloppe faite de larges écailles de papier, striées de beige et de brun. L’orifice de sortie est latéral alors qu’il est basal chez le Frelon d’Europe. Lorsqu’il est installé dans un espace bien dégagé, le nid du Frelon asiatique est sphérique quand sa taille ne dépasse pas 60 cm de diamètre. Mais il peut devenir ovalaire et atteindre jusqu’à 1 m de haut et 80 cm de diamètre quand il est fixé, comme c’est souvent le cas, à plus de 15 m de haut dans un grand arbre (Villemant et al., 2006 ). Le Frelon asiatique nidifie parfois dans un bâtiment ouvert ou dans un creux de muraille, beaucoup plus rarement dans une cavité du sol. Lorsqu’il façonne son nid dans la frondaison d’un grand arbre, la présence de la colonie n’est décelable que par le va-et-vient des ouvrières dans le feuillage, car le vol du frelon asiatique est beaucoup plus discret que celui du Frelon d’Europe. On ne découvre souvent les nids de Vespa velutina qu’en hiver, lorsque les arbres ont perdu leurs feuilles (Villemant et al., 2006).

Comme chez toutes les guêpes sociales (Guêpes communes, Frelons et Polistes), les colonies du Frelon asiatique ne vivent qu’un an. On peut donc, au cours de l’hiver, détacher un nid sans risque car tous les habitants en sont morts.

Activité comportement

Vespa velutina est une espèce diurne qui, contrairement au Frelon d’Europe, interrompt toute activité à la tombée de la nuit. C’est un prédateur avéré d’autres Hyménoptères sociaux, notamment des abeilles mais comme V. crabro, il consomme aussi une grande variété d’autres insectes (Villemant et al , 2006).vv-activite.jpg

Depuis l’été 2006, certains apiculteurs s’inquiètent de voir leurs ruches plus régulièrement et plus fortement attaquées par cette espèce que par le Frelon européen. En vol stationnaire à une trentaine de cm de l’entrée de la ruche, une ouvrière de V. velutina succède régulièrement à une autre pour capturer les butineuses qui reviennent chargées de pollen.  Le frelon fonce sur sa proie, la fait tomber au sol, la saisit entre ses pattes et la tue d’un coup de mandibules derrière la tête avant de l’emporter dans un arbre pour la dépecer. Après lui avoir arraché la tête, les pattes et les ailes, il en fait une boulette qu’il emporte jusqu’au nid pour en nourrir les larves.

Au Kashmir comme en Chine, Vespa velutina est considéré comme un redoutable ennemi des ruchers (Shah & Shah, 1991 ; Ken et al., 2005) car il peut détruire jusqu’à 30% d’une colonie de l’Abeille asiatique, Apis cerana. Après avoir décimé les gardiennes, les ouvrières du frelon pénètrent dans la ruche pour prélever le couvain. En France, jusqu’ici, la prédation exercée par V. velutina semble se limiter aux abeilles adultes. La conformation des ruches permet en effet de réduire l’entrée à une étroite fente, qui interdit la pénétration des insectes d’une taille supérieure à celle des abeilles.

En France, tous les observateurs s’accordent sur le fait que V. velutina n’est pas agressif et qu’il est possible d'observer son nid à 4 ou 5 m de distance sans risque. Les rares personnes piquées l’ont été en tentant de détruire un nid ou en touchant une ouvrière par inadvertance. La piqûre si elle est douloureuse n’est pas plus dangereuse que celle d’une guêpe mais les personnes allergiques au venin d’Hyménoptères doivent bien sûr rester très prudentes.

Plusieurs personnes ont côtoyé des nids en activité installés à proximité de leur habitation sans que les ouvrières ne manifestent une quelconque agressivité lors des allées et venues des habitants. Il faut toutefois demeurer extrêmement prudent face aux très gros nids installés à grande hauteur dans les arbres. Lorsque l’on s’approche à moins de 5 m d’un nid de Frelon, plus la colonie qu’il renferme est importante et plus on a de risque de subir l’attaque d’un essaim d’ouvrières.

Nutrition

On ne connaît pas à ce jour avec précision le régime alimentaire du frelon asiatique. Outre les abeilles, on l’a vu s’attaquer à divers insectes, tels que mouches, papillons ou chenilles. À l’automne, les adultes mangent aussi la chair des fruits mûrs, pommes, prunes, raisins etc. Ils peuvent en consommer de grandes quantités. Ils recherchent aussi le nectar des fleurs (les mâles en particulier) et divers autres produits sucrés (miel, etc…).

Reproduction
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C’est vers la fin de l’été que les femelles reproductrices de la nouvelle génération quittent le nid en compagnie des mâles pour s’accoupler ; elles sont les seules à hiverner tandis que les mâles, les dernières larves et ouvrières meurent. Au printemps, chaque reine fondatrice ébauche un nouveau nid, pond quelques œufs et soigne ses premières larves qui deviendront, un mois à un mois et demi plus tard selon la température, des ouvrières adultes capables de prendre en charge la construction du nid et l’entretien de la colonie. La reine consacrera alors le reste de sa vie à pondre. Avec l’apparition des ouvrières, l’activité de la colonie s’intensifie

considérablement et la taille du nid augmente pour atteindre son maximum au cours de l’automne.

Comme chez tous les autres Hyménoptères, les descendants femelles sont issus d’oeufs fécondés et les mâles d’oeufs non fécondés. La colonie n’est composée que d’ouvrières (femelles stériles) jusqu’à ce que la nouvelle génération de sexués mâles et femelles se développe à la fin de l’été.

On ne possède à ce jour aucune donnée précise sur la taille des colonies du Frelon asiatique mais celles-ci semblent souvent beaucoup plus nombreuses que celles du Frelon d’Europe, dont les nids renferment rarement plus d’un millier d’ouvrières. En région tropicale, Vespa velutina est capable de construire de très gros nids contenant plusieurs milliers d’individus (Nakamura & Sonthichai, 2004).

D’après les premières observations faites dans le Sud-Ouest de la France, les femelles fécondées ont hiverné isolément ou par groupes de deux ou trois dans la litière ou les troncs pourris ; certaines ont repris leur activité dès  février 2007. De jeunes nids, de la taille d’une orange, ont été repérés au cours du mois de mars, sur le rebord d’un toit ou dans une ruchette vide. Ils comportaient une dizaine de cellules entourées d’une fine enveloppe sphérique. Les premières ouvrières ont émergé au cours du mois de mai. On ne connaît pas encore la date d’envol, en automne, des premiers adultes sexués mais on a observé des individus en activité jusqu’en novembre 2006. L’hiver 2006-2007 ayant été particulièrement doux, quelques rares ouvrières étaient encore présentes dans certains nids en décembre 2006.

Prédateurs

Les oiseaux qui, comme la Grièche écorcheur (Lanius collurio) , La Bondrée apivore (Pernis apivorus) ou le Guépier d'Europe (Merops apiaster) sont d’actifs prédateurs du Frelon d’Europe, sont susceptibles de s’attaquer aussi aux adultes du  Frelon asiatique. Des Pics (Picus sp.) ont été vu à la fin de l’automne perforer à coups de bec l’enveloppe d’un nid pour consommer les derniers individus, larves ou adultes, de la colonie en train de mourir.

Stratégie de défense des abeilles

L’Abeille asiatique, Apis cerana, a développé une stratégie de défense très efficace contre les frelons, comme le Frelon asiatique, qui attaquent régulièrement ses colonies. Le frelon agresseur est rapidement entouré d’une masse compacte d’ouvrières qui, en vibrant des ailes, augmentent la température au sein de la boule jusqu’à ce que leur adversaire meure d’hyperthermie ! Au bout de 5 minutes, la température ayant atteint 45°C, le frelon succombe mais pas les abeilles qui sont capables de supporter plus de 50°C. Cette méthode est très efficace mais, lorsqu’elle est trop souvent répétée, elle entraîne un affaiblissement de la ruche car les ouvrières consacrent alors moins de temps à l’approvisionnement (Ken et al., 2005).

En Asie, où son élevage s’est développé depuis une cinquantaine d’années, l’Abeille européenne, Apis mellifera, emploie le même moyen de lutte mais son adaptation au prédateur est plus récente de sorte que sa stratégie de défense est moins efficace. En France, l’Abeille domestique est capable de se défendre des attaques du Frelon d’Europe. On verra avec le temps, si elle renforce sa stratégie face aux attaques répétées du Frelon asiatique. Les scientifiques vont suivre de prêt la dispersion du Frelon asiatique et évaluer l’importance de son impact sur l’apiculture.

Habitat
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Dans son aire d'origine, le Frelon asiatique vit essentiellement en milieu forestier mais avec l’extension de l’urbanisation aux dépens de la forêt,  on le rencontre aussi en zone périurbaine.  En climat subtropical, la variété nigrithorax se cantonne dans les régions montagneuses (Van der Vecht, 1957). 
En France, le Frelon asiatique installe de préférence son nid dans les hautes branches des grands arbres, en zone urbaine ou agricole comme en milieu boisé. Il semble profiter des vallées des cours d’eau pour se disperser et éviterait les peuplements purs de conifères. En effet, bien qu’il soit présent dans le département des Landes, les forestiers n’ont à ce jour pas repéré de nid dans les arbres en pleine forêt.
Certains nids sont parfois installés dans des bâtiments ouverts (garage, appentis, sous une terrasse, etc..) ou plus rarement encore dans un trou de mur ou dans le sol.

Distribution géographique

L'aire d'origine du Frelon asiatique s’étend du nord de l’Inde à la moitié sud de la Chine, Taiwan compris, et de la péninsule indochinoise (Thaïlande, Laos, Vietnam) à la Malaisie et à l’archipel indonésien. La variété V. velutina nigrithorax vit au nord de l’Inde (Darjiling, Sikkim), au Bhutan, en Chine et dans les montagnes de Sumatra et de Sulawesi (Indonésie) (Carpenter & Kojima, 1997). Elle a été signalée pour la première fois en Corée en 2006 sans que l’on sache si l’espèce a été introduite ou si elle est arrivée naturellement dans ce pays (Kim et al., 2006). En Asie continentale, la variété nigrithorax vit sous des climats comparables à ceux du sud de l’Europe.

Depuis son introduction en France, probablement vers 2003-2004, l’expansion de Vespa velutina semble avoir été très rapide. Fin 2006, sa présence était déjà recensée dans 13 départements du sud-ouest : de la Charente-maritime aux Pyrénées orientales et de la Gironde et des Landes jusqu’à la Corrèze et la Haute Garonne. En Gironde comme dans le Lot-et-Garonne, la densité des nids était déjà localement très élevée.  En hiver 2006, on a repéré ainsi 37 nids de cette espèce à la périphérie de Bordeaux (R. Saunier, com. pers.) et 85 autres sur une distance d’environ 60 km entre Marmande (L.-et-G.) et Podensac (Gironde) (M. Dugrand, com. pers.). M. Dugrand a dénombré 10 nids dans un rayon de 600 m.

Ressources

  • Claire Villemant et Jean Haxaire, Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris
Fiche rédigée par
C. Villemant UMR5202 CNRS-MNHN
J. Haxaire (attaché MNHN)
Muséum national d'Histoire naturelle
Département Systématique et Evolution
Entomologie
Case Postale 50
45, rue Buffon
75005 PARIS


Bibliographie
  • Carpenter J.M., Kojima J.-I. 1997. Checklist of the species in the subfamily Vespinae (Insecta: Hymenoptera: Vespidae). Natural History Buletin Ibaraki University, 1, 51-92.
  • Haxaire J., Bouguet J.-P. & Tamisier J.-Ph. 2006. Vespa velutina Lepeletier, 1836, une redoutable nouveauté pour la faune de France (Hymenoptera, Vespidae). Bulletin de la Société entomologique de France, 111 (2) : 194.
  • Ken T., Hepburn H.R., Radloff S.E., Yusheng Y., Yiqiu L., Danyin Z. & Neumann P. 2005. Heat-balling wasps by honeybees. Naturwissenschaften, 92 : 492-495.
  • Kim J.K., Choi M. & Moon T.Y. 2006. Occurrence of Vespa velutina Lepeletier from Korea, and a revised key for Korean Vespa species (Hymenoptera : Vespidae). Entomological Research, 36 , 112-115.
  • Matsuura M. & Yamane S. (1990). Biology of the Vespine wasps. Springer-Verlag, Berlin, 323 p.
  • Nakamura M., Sonthichai S. 2004. Nesting habits of some hornet species (Hymenoptera, Vespidae) in northern Thailand. Kasetsart Journal (natural. Sciences), 38, 196-206.
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  • Van der Vecht J. 1957. The Vespinae of the Indo-Malaysian and Papuan areas (Hymenoptera, Vespidae). Zoologische Verhandelingen, 34: 1-83.
  • Villemant C., Haxaire J.P. & Streito J.C. 2006. Premier bilan de l’invasion de Vespa velutina Lepeletier en France (Hymenoptera, Vespidae). Bulletin de la Société Entomologique de France, 111 : 447-450.
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Mollet, T & De La Torre, C. 2007. Fiche Technique Apicole. Vespa velutina - frelon asiatique. Bull. Tech. Apic. 33(4), 2006, 203-208.

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Villemant 2008. Apis cerana se défend contre Vespa velutina : observations dans le massif forestier du Bi Doup, Vietnam (Hym.). Bulletin de la Société entomologique de France, 113 (3), 2008 : 312.

Villemant 2008. Vespa velutina en France. Vidéoprojection. Document INPN, 18 p.

Villemant 2008. Une deuxième espèce de frelon pour la faune de France. Annales de la Société d'Histoire Naturelle et d'Horticulture de l'Hérault, 148(3) : 53-56.

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