3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 19:13

 

Agde4Le 27 février 2010 le Syndicat l’Abeille Héraultaise avec l’aide de la commune d’Agde, a créé un Rucher Ecole situé au pied du Mont Saint Loup au lieudit « Le Pioch ».


 

La ville d’Agde dite « la perle noire de la méditerranée », est située à l’embouchure du fleuve Hérault (long de 150km). Elle a été fondée il y a 25 siècles par les Grecs qui l’ont édifiée en basalte, la pierre volcanique du pays.

 

Dans cette commune culmine à 112 ou 115 mètres (selon les auteurs) le Mont Saint Loup (que trop peu de géologues connaissent) qui se situe entre Agde et ses lieudits le Grau d’Agde et la Tamarissière au Nord Ouest ; et le Cap d’Agde au Sud Est. Ce mont fait partie d’un volcan d’une superficie de 15 Km², formé également du petit Pioch dont le sommet s’élevait à 35 mètres au dessus du niveau de la mer, avant d’être décapité par l’exploitation d’une carrière ; et le Mont Saint Martin de 55 mètres qui est en partie englobé dans la station balnéaire du Cap d’Agde.

 

L’activité du volcan s’est étalée sur 250.000 ans pour se terminer il y a 750.000 ans.

 

Le sommet du Mont Saint Loup nous offre une vue imprenable dans les senteurs des pins parasols et la légère brise marine, sur Agde, le Cap et la Méditerranée scintillante sur laquelle se couche la ligne d’horizon.

 

C’est dans ces senteurs méridionales que le Rucher Ecole a été formé. Il est dirigé par votre serviteur également enseignant au Rucher Ecole du Mas de Piquet à Grabels.

 

Le rôle de ce rucher est bien évidemment de dispenser autant de cours théoriques que pratiques. Comme la majorité des apiculteurs, je suis amoureux et reconnaissant envers les abeilles. Leur rôle dans la biodiversité est irremplaçable. Sans elles, l’humanité serait en péril comme l’a dit un sage :

 

« Si les abeilles venaient à disparaître, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre. Sans elles plus de pollinisation, plus de plantes, plus d’animaux, plus d’hommes ».

 

Certains s’attardent sur cette citation pour dire que contrairement à une affirmation répandue, elle ne serait pas d’Albert Einstein. Mais qu’importe qui l’a dit, puisqu’elle est juste.

 

Les plantes à fleurs représentent plus de 70% du règne végétal, soit environ 240.000 espèces dans le Monde et plus de 1.000 espèces de ces plantes ne peuvent se reproduire que grâce aux abeilles. Aucun autre insecte ou agent atmosphérique n’étant en mesure de l’assurer.

 

Les plantes à fleurs sont visitées à raison de :

 

- 86% par les abeilles mellifères,

- 7,6% par les bourdons,

- 3,9% par les mouches,

- 3,7% par les fourmis,

- 2,6% par les abeilles sauvages dont il en existe 20.000 sortes,

- 0,5% par les guêpes, 1,7% par d’autres insectes.

 

L’abeille est de l’ordre des hyménoptères du groupe des aculéates (femelles avec aiguillon, la plupart des insectes sociaux : fourmis, guêpes et frelons), du genre apis. Elle est apparue sur terre en même temps que les plantes à fleurs, il doit y avoir 110 millions d’années, alors que l’australopithèque (celui qu’on pensait être l’ancêtre de l’homme, n’est apparu il n’y a (si je puis dire) que 4 millions 200.000 ans).

 

L’homo habilis est apparu il n’y a que 2 millions 500 ans et il aurait disparu il y a 1 million 600 ans environ, sans aucun doute pour faire place aux homos sapiens que nous sommes.


  

Agde63.600 ans avant Jésus Christ à l’époque des pharaons, les Egyptiens considérant les bienfaits du miel aliment sucré, mais surtout comme médicament, ont commencé à domestiquer les abeilles. Le miel est entré dans la pharmacopée en raison de ses propriétés : antianémique, antiseptique, apéritive, béchique, digestive, diurétique, dynamogénique, émolliente, fébrifuge, laxative, sédative, vicariante cicatrisante, etc.

 

Plus près de nous il a fallu que M. Alexander Fleming Professeur de bactériologie découvre en 1928 le pénicillium, pour que l’on délaisse un peu le miel pour combattre les rhumes, les bronchites, les accès de fièvre et autres infections.

 

Il a également fallu que les apiculteurs démontrent l’utilité de l’abeille et demandent l’arrêt de la dispersion des pesticides dans la nature (Gaucho, Régent, Gruiser, etc.), pour que les produits de la ruche (miel, pollen, gelée royale, propolis, cire et venin) redeviennent d’actualité pour le grand public. Certes, si les bienfaits du miel étaient déjà connus bien avant le temps des pharaons qui l’utilisaient déjà pour les ulcères de la cornée par exemple, il semble que le corps médical l’ait quelque peu oublié.

C’est tout récemment que le miel a recommencé à être employé en chirurgie par exemple pour ses pouvoirs antiseptiques et cicatrisants. Le miel, la propolis et la cire sont employés pour la fabrication des cosmétiques, de produits pharmaceutiques, etc. qui en reviennent au miel. De plus, le miel entre dans les, régimes car contrairement à ce que certains peuvent penser, il est moins calorique que le sucre. Entre 100g de sucre et 100g de miel, ce dernier contient 100 calories de moins que le premier.

 

Lorsqu’on évoque l’apiculture, la question de savoir si cette activité est pécuniairement rentable, nous est souvent posée. Vu sous cet angle ma réponse est simple car si je dois penser au bénéfice que je fais, j’arrête sans délai l’apiculture. Par contre si l’on se contente de me parler de la vie des abeilles, je poursuis avec passion la conversation et mon activité.

 

Pour entrer ou se maintenir dans l’apiculture, il faut aimer les abeilles. Ce n’est pas pour autant que les apiculteurs tirent le plus de profit de leur travail. La grande gagnante, c’est l’agriculture. Des études montrent que dans le Monde, la pollinisation effectuée par nos abeilles « apis mellifera » (abeilles mellifères autrefois désignées avettes ou mouches à miel), est évaluée à 153 milliards d’euros annuels.

 

L’apiculteur est de nos jours, plus un éleveur d’abeilles qu’un producteur de miel. Il est vrai que tout va à l’encontre de l’apiculture. Les prédateurs des ruches que maladroitement on importe notamment d’Asie comme le parasite varroa jacobsoni, aethina tumida (coléoptère des ruches), le frelon asiatique, etc. ; les 800.000 tonnes de pesticides qui sont répandus chaque année en France, le réchauffement climatique et la sécheresse, la disparition inquiétante des abeilles des ruches, la disparition d’apiculteurs, etc.

 

Parfois on pourrait même redouter la mort de l’apiculture avec toutes les conséquences que l’on imagine. Mais bien heureusement les ruchers écoles se développent et enregistrent un grand engouement pour cette activité. Toutefois peu importe que la formation des élèves, ne fournisse pas que des professionnels, que les apiculteurs soient pluriactifs ou de loisir. L’important c’est de former des hommes et des femmes de l’art, pour aider les abeilles à vivre.

 

 

                                                                                              Pierre FRIAND

                                                                  Responsable du Rucher Ecole

                                                                  de l’Abeille Héraultaise en Agde

                                                                             (06.30.66.35.75)

 

 

 

N.B. : Les cours du Rucher Ecole d’Agde, seront théoriquement dispensés du 19 février 2011 au 29 octobre 2011.Agde7

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